

Extrait du rapport Une forêt bleue, Pew environnement group, 2011
PHOTO : Cartes à recevoir de Dani Bisson
« Les ressources minérales de la région boréale du Canada sont exploitées par les industries d’extraction depuis plus de 200 ans. Au terme d’autant d’années d’exploitation, la forêt boréale du Canada compte 7 000 mines abandonnées nécessitant divers degrés de remise en état et 105 mines sont en exploitation aujourd’hui. Plus de 3 000 de ces mines se trouvent dans un rayon d’un kilomètre d’un lac, d’une rivière ou d’un ruisseau (Global Forest Watch, analyse non publiée). Dans bien des cas, des sous-produits toxiques s’échappent dans les eaux avoisinantes (Initiative boréale canadienne, 2008; Mines Alerte Canada, 2001). »
« Dans la plupart des provinces, les prospecteurs miniers acquièrent des droits en jalonnant sous l’archaïque régime foncier de libre accès, sans examen où demande préalable. Au Québec, 85 % du territoire est accessible à l’exploration minérale et un système de revendication en ligne a permis de doubler le nombre de concessions minières entre 2004 et 2008. Au Québec, des droits d’exploration ont été octroyés sur plus de 12 millions d’hectares du territoire (Initiative boréale canadienne, 2008 »
Texte intégrale >>> (PDF)
Extrait du; Mémoire, Projet de loi no 79, Loi modifiant la Loi sur les mines présenté par l’ABAT
L’accès garanti au territoire, que le présent projet de loi refuse de remettre en question, équivaut pratiquement à un droit de veto sur toute autre mesure de protection du patrimoine naturel.
Depuis dix ans, l’ABAT travaille à identifier des territoires susceptibles d’être protégés par l’État dans le cadre de la Loi sur la protection du patrimoine naturel adoptée par le gouvernement du Québec en 2002. Nous avons, dans ce but, conçu un plan de conservation par étapes, visant d’abord la préservation de 8 % des territoires abitibien et témiscamien, en accord avec l’engagement formel annoncé par le gouvernement québécois, pour atteindre éventuellement la norme de 12 % établie par la Convention sur la biodiversité adoptée à Rio de Janeiro en 1992 et signée par le ministre de l’Environnement du Canada de l’époque, monsieur Jean Charest.
Dans ses démarches pour la création d’aires protégées, l’ABAT a toujours eu comme position qu’un nombre suffisant de ces aires devaient être situées le plus près possible des centres urbains afin qu’elles soient accessibles au plus grand nombre. Or, en Abitibi, les titres miniers couvrant la quasi totalité des zones habitées et urbaines de l’axe est-ouest le long des failles de Cadillac et de Porcupine-Destor, il est impossible d’établir des aires protégées là où prévaut la mainmise des minières.
À cet égard, nous pouvons citer deux cas éloquents. D’abord celui de Piché-Lemoine où la partie la plus riche en biodiversité, à savoir la rivière Piché et ses immenses marais, a été coupée de l’aire protégée parce que couverte de claims. Dans le deuxième cas, celui du très beau territoire de Kanasuta, nous avons réussi à calmer les ardeurs des forestières pour finalement nous casser les dents sur le roc minier, ce qui embête même le MDDEP et ses plans de protection.
Texte intégrale (Liens communiqué dans réalisation projet de Loi 79)
Pour en savoir plus sur les mines veuillez vous rendre au site de la Coalition pour que le Québec est meilleure mine, dont nous sommes membres.
Extrait L’Atlas du canada, ressources naturelles canada
« En raison de l'explosion démographique qu'a connue la planète au cours des cinquante dernières années, la demande de bois d'oeuvre et de bois à pâte a atteint un niveau encore inimaginable il y a 70 ou 80 ans. Parallèlement, la technologie a permis aux bûcherons de pénétrer plus en profondeur dans la forêt et leur a donné des outils de coupe plus efficaces. La hache a été remplacée par la scie à chaîne, à laquelle a succédé l'abatteuse multifonctionnelle qui est capable de couper des milliers d'arbres par jour. Autrefois, on se servait des cours d'eau pour transporter les grumes jusqu'aux scieries. De nos jours, elles sont transportées par camion toute l'année. Environ la moitié de la vaste forêt boréale du Canada est accessible par route et par chemin de débardage. »
« Les méthodes de gestion de la forêt, comme la lutte contre les incendies et les insectes, la coupe rase et la plantation, sont appliqués aux forêts accessibles à l'exploitation. On craint de plus en plus que ces méthodes provoquent à long terme une modification de la composition des espèces, une réduction de la diversité génétique et du nombre d'espèces ainsi qu'une vulnérabilité accrue de la forêt à d'autres phénomènes perturbateurs. »
« Le Canada est le plus grand exportateur de pâte de bois et le deuxième pays producteur de pâte en importance dans le monde. Il produit 20,3 millions de tonnes de pâte par année, dont la majorité est vendue sous la forme de papier aux États-Unis (Ressources naturelles Canada, 2009b). Les Américains consomment 80 % des produits pour exportation de la forêt boréale canadienne et beaucoup du bois coupé sert à la fabrication d’articles jetables comme du courrier poubelle, des catalogues et du papier hygiénique (U.S. Fish and Wildlife Service, 2006). »
http://www.pewenvironment.org/uploadedFiles/PEG/Publications/Report/PEGBorealWaterReportFrench.pdf