L’Action Boréale veut une meilleure planification écologique

Christian Matte

Environnement - Blogueur pour Greenpeace, Nicolas Mainville a écrit un billet le 18 janvier qui accuse le gouvernement Charest d’abandonner la forêt dans le Plan Nord.

Cet aspect est dénoncé depuis quelques temps par l’Action Boréale de l’Abitibi-Témiscamingue (ABAT). «C’est quelque chose de déjà sorti, on le savait depuis un bon bout de temps. Le 50% d’aires protégées promis, c’est une lubie qui ne veut rien dire, ce n’est que du texte», a dit Henri Jacob, président de l’organisme.

«Il y a déjà 10% de forêt protégée au nord du 49e parallèle, a-t-il continué, et dans les faits, il n’y aura que 2% de plus qui sera protégé et on aura de la misère à le faire. Il n’y a aucun sérieux là-dedans.»

Le 48% du territoire à être protégé a été nommé capital nature par le gouvernement. «On appelle ça des aires sur roulettes, ça n’existe pas selon les normes internationales sur les aires protégées. Si on change une aire de place le temps qu’une mine exploite la ressource et qu’elle revient à sa place ensuite, on va juste protéger des trous de mines», a ironisé M. Jacob.

Planification

Ce que l’ABAT désire, c’est qu’une planification écologique du territoire soit faite. «Le développement doit être analysé. Nous avons déjà les données minérales, biologiques et toponymiques pour le faire, ça doit servir de base. Quand tu construis un chemin et qu’il traverse une zone plus à risque, là tu fais un choix éclairé», a argué le président.

«Le gouvernement veut faire cette planification pour déterminer les aires, mais pas pour les mines, a-t-il ajouté. Comme si une aire protégée était nocive.»

En bout de ligne, la volonté de protéger 50% du territoire touché par le Plan Nord demeure, pour Henri Jacob, tient à un discours pour bien paraître. «Même si on se donnait la mission de scrapper 50% du Nord-du-Québec, on ne serait pas capable de le faire en 100 ans», a-t-il dit.

Environnementalistes de ville

S’il n’a rien contre des groupes comme Greenpeace et la Fondation David Suzuki, Henri Jacob les qualifie d’environnementalistes de ville. «C’est bien beau leurs prises de position, mais ils font ça sans connaître la réalité sur le terrain, ils n’y sont pas», a-t-il expliqué.

 

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