

L’Action boréale de l’Abitibi-Témiscamingue proteste face au refus de la Conférence régionale des élus de l’Abitibi-Témiscamingue (CRÉ) d’organiser un véritable DÉBAT public sur la prolifération des mines à ciel ouvert qui menacent l’intégrité de notre territoire.
Depuis le Symposium sur l’environnement et les mines, tenu à Rouyn-Noranda en 2008, de nombreux groupes sociaux, environnementaux et syndicaux ont réclamé la tenue d’un tel débat susceptible d’éclairer l’ensemble de la population. En lieu et place, la CRÉ tente maintenant d’organiser un « show case » (symposium) au cours duquel l’industrie minière contrôlera presque tout l’espace et le temps pour faire son auto-promotion.
Qui plus est, l’organisateur en chef de cette mascarade se trouve à être le maire de Val-d’Or, M. Fernand Trahan, qui s’est prononcé en faveur du projet Osisko à Malartic avant même que le Bureau des audiences publiques n’ait statué sur la pertinence du projet. Audiences auxquelles il n’a même pas jugé bon d’assister.
L’Action boréale en déduit que la CRÉ a peur de voir se débattre publiquement un enjeu important qui ne concerne pas que les individus composant la Conférence mais surtout la population en général qu’elle est censée représenter.
L’Action boréale estime que la Conférence régionale des élus a choisi son camp : l’exploitation minière inconditionnelle.
La question à débattre est pourtant bien simple : « Sommes-nous, oui ou non, d’accord avec l’exploitation de mines à ciel ouvert ? Et si oui, sous quelles conditions ? »
Ce débat public, présidé par une personne choisie par les deux parties, devra être tenu cette année, avec du temps imparti également entre les tenants du oui et ceux du non.
Cette formule élémentaire assure une démocratie élémentaire.
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SOURCE : M. Henri Jacob, Président
819-738-5261 ou 819-825-1466 p. 252