Action boréale
Renouvellement 2007-2008

Le 2 avril 2007

Bonjour membres de l'Action boréale,

La vie va vite et, d'urgence en urgence, on oublie parfois de renouveler son adhésion à l'Action boréale. Faites-le tout de suite et revenez à cette lettre… Bon, c'est fait!

En fin d'année 2006, un petit éclair a fini par percer le magma forestier. La première aire protégée a été décrétée, celle du lac Vaudray-Joannès (Rouyn-Noranda) qui s'est cependant vue réduire sa superficie de moitié par rapport à ce qu'avait recommandé le Bureau des audiences publiques (BAPE). Nous contesterons cette décision. Nous attendons une annonce pour la forêt Sabourin (Val d'Or).

D'autres audiences publiques se tiendront cette année pour protéger quatre autres territoires : réservoir Decelles, lac Opasatica, lac des Quinze et forêt Piché-Lemoyne. Chose remarquable, à ce qu'on peut maintenant observer, le plan d'aires protégées concocté par le gouvernement s'inspire beaucoup de celui proposé par l'Action boréale en 2002. Le moins qu'on puisse dire c'est que nous connaissons bien notre territoire et ses beautés.

Notre plan pour cette année :

1) Presser le nouveau gouvernement de réaliser une recommandation capitale du rapport Coulombe, soit la mise sous protection de 12 % du pays d'ici 2010. Nous poireautons toujours autour de 5 % et la tendance lourde adoptée par l'industrie est d'aller bûcher avec enthousiasme dans les futures aires protégées, sous l'œil complice du ministère des Ressources naturelles. Nous le constatons dans le territoire Pascagama (réservoir Gouin), déviargé malgré le fait que 180 000 pétitionnaires en aient réclamé la protection.

2) De plus, nous proposons de soustraire 12 % de la ressource ligneuse (bois) :
• par principe de précaution contre les mauvais calculs forestiers à venir;
• pour permettre la réalisation de projets alternatifs de deuxième et troisième transformation.

3) Presser Québec d'entamer rapidement des négociations de gestion territoriale avec les Autochtones.

L'archaïque loi sur les mines permet toujours le blocage du territoire Kanasuta en vue d'en faire une aire protégée. Depuis la flambée du prix des métaux, des investissements massifs ont suivi en exploration minière dans la région avec tous les saccages impunis que cette précipitation occasionne. Mais on hésite maintenant à forer dans Kanasuta, l'Action boréale ayant réussi à rendre ce site un tantinet « touchy ».

Un mot sur la « crise » forestière. Elle provient essentiellement de la difficulté pour l'industrie de maintenir l'intensité du pillage. Les arbres sont trop loin, trop petits, trop dispersés. Cette industrie exige maintenant qu'on paie l'intégralité des coûts reliés à la récolte et à la réparation de ses dégâts en forêt. Sinon, clament ces assistés sociaux corporatifs, des régions entières seront frappées par le chômage. En réalité, si l'industrie pouvait abattre toute la forêt avec une seule machine et tout transformer dans une seule usine, elle s'en ferait grand plaisir. Ce que l'industrie appelle « restructuration » économique nous l'appelons « déstructuration » des régions.

Les « Rendez-vous d'actions boréales » de Montréal au mois de septembre dernier furent de véritables « hits ». Des super conférencier(e)s le jour et deux Métropolis artistiques à guichets fermés le soir. Félicitations à ceux et celles qui, de près ou de loin, ont créé l'événement. Un grand merci aussi aux nombreux bénévoles qui font de notre association une force de plus en plus incontournable.

En terminant, je vous rappelle que 12 % d'aires protégées pour 10 $, c'est pas cher !!! Pensez-y…

Richard Desjardins
Vice-président

L'ABAT est une association qui lutte pour la sauvegarde de la forêt boréale
L'action boréale de l'Abitibi-Témiscamingue - ABAT   //   C.P. 2121     Rouyn-Noranda (Québec)     J9X 5A5   //   T.: (819) 762-4967